« Idéologies démodéesLe nouveau défi de l'homme »

Réorganiser la société: il faut ouvrir le débat

Les sociétés vivent de longues périodes de stabilité, puis leur évolution s’accélère parfois brutalement. Nous vivons une de ces époques. Or, quel est la nécessité vitale lorsque cela se produit? Une revue en profondeur des valeurs et une réorganisation de la société pour assurer la pérennité de ces valeurs.

Ce qui est frappant, c’est que c’est justement ce dont la société de ce début de XXIe siècle ne bénéficie pas. La réflexion de fond n’a pas lieu: on ne discute pas, dans les cercles politiques, de qu’est-ce que la démocratie? Qu’est-ce que les droits de l’homme? On invoque ces concepts, on pérore, on déclame, mais quoi? On n’en parle jamais. Il n’y a rien de pire, pour une société que lorsque ses valeurs essentielles deviennent des dogmes. Car alors ils dépérissent et meurent.

Il faudrait ressortir la Magna Carta, Montesquieu, Rousseau, Kant et Victor Hugo, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et la Constitution, et il faudrait en débattre au café du coin. Comment ceci et cela s’applique-t-il aujourd’hui?

Mais évidemment, il a fallu que la philosophie soit l’apanage de lettrés hermétiques qui se gardent bien de partager leur savoir. Leur prochain, ils le préfèrent généralement comme administré que comme citoyen. L’idée élevée de l’homme, qui est à la base de l’humanisme et le fondement de la liberté, ils la gardent pour eux. Ils préfèrent dénigrer pèle-mêle toutes les religions. Pour le grand public, laissons la fiction servile du “tout-génétique” et la soumission à la dictature spirituelle du “politiquement correct". La connaissance c’est bien pour soi mais pas pour les autres!

De tous les égoïsmes, celui du savoir est le pire. Qu’ils sont beaux les apôtres de la “solidarité", qui partagent avec tant d’enthousiasme l’argent qu’ils sont saisi de force aux autres. Mais ceux qui engrangent la connaissance, la déguisent sous un écran de fumée et refusent de la partager, commettent un véritable acte de piraterie au détriment de l’humanité.

La connaissance qui rend libre appartient aux citoyens, pour qu’ils en débattent et qu’ils remettent leurs institutions sur le métier!

  Mardi 09 Mars 10 07:06:48, par admin   , 385 mots, Catégories: Société, Démocratie, Droits de l'homme ,

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